La loi d’Orientation des Mobilités, plus connue sous l’acronyme LOM, représente un tournant décisif dans la politique de mobilité en France. Publiée officiellement le 26 décembre 2019, cette loi résulte d’un long processus de consultations qui s’est déroulé au cours des Assises Nationales de la mobilité entre septembre et décembre 2017. Son objectif est clair : promouvoir des alternatives de transport plus durables tout en réduisant l’impact environnemental des déplacements. Avec une enveloppe prévue de 14,3 milliards d’euros pour la période 2023-2027, la LOM entend transformer le paysage de la mobilité à travers plusieurs axes significatifs.
Table des matières
Qu’est-ce que la loi LOM ?
Les ambitions de la LOM
La loi LOM vise principalement à moderniser la mobilité en France en s’attaquant à plusieurs problèmes cruciaux. Réduction des émissions de gaz à effet de serre, amélioration des infrastructures et promotion de nouvelles habitudes de transport sont au cœur de cette législation. L’une des mesures phares est l’encouragement à l’utilisation de véhicules à faibles émissions, en complément de la promotion de modes de transport alternatifs comme le vélo ou le covoiturage.
L’investissement dans les infrastructures
Un autre volet important de la LOM concerne l’amélioration des infrastructures de transport. En effet, des investissements massifs sont prévus pour moderniser les réseaux existants et en créer de nouveaux. Ces investissements visent à rendre les transports plus efficaces et moins polluants, tout en facilitant la vie des usagers quotidiens.
Alors, à qui s’adresse concrètement cette loi et quelles sont les implications pour les divers acteurs concernés ?
Qui est concerné par la loi LOM ?

Les entreprises ciblées par la LOM
La loi LOM s’applique principalement aux entreprises qui emploient plus de 50 salariés. Ces entreprises sont tenues de mettre en place un Plan de Mobilité Employeur, une initiative qui vise à encourager des déplacements plus durables parmi les employés. En outre, les entreprises possédant une flotte de plus de 100 véhicules de moins de 3,5 tonnes doivent intégrer des véhicules à faibles émissions et installer des bornes de recharge pour véhicules électriques.
- Entreprises de plus de 50 salariés
- Flottes de plus de 100 véhicules
Obligations pour les collectivités
Les collectivités locales ne sont pas en reste. Elles doivent également s’aligner sur les objectifs de la loi en créant des Zones à Faibles Émissions (ZFE) pour réduire les nuisances causées par le transport automobile dans les centres urbains.
Les responsabilités ne s’arrêtent pas là pour les entreprises, car la loi impose également des obligations précises en matière d’infrastructure et de gestion de flotte.
Obligations de la loi LOM pour les entreprises
Installation de bornes de recharge
Depuis 2025, les entreprises sont tenues de s’équiper d’installations de bornes de recharge pour véhicules électriques. Des programmes d’aide, tels qu’Advenir, permettent de financer jusqu’à 50 % des coûts d’installation, facilitant ainsi cette transition.
Le Plan de Mobilité Employeur
Le Plan de Mobilité Employeur est une autre obligation majeure imposée par la loi. Ce plan a pour but de favoriser les modes de transport alternatifs et de réduire l’utilisation de la voiture individuelle. Il peut inclure des mesures comme le covoiturage ou l’incitation à l’utilisation des transports en commun.
Avec ces mesures, la loi LOM se positionne également comme un levier pour diminuer l’empreinte écologique des entreprises.
L’impact écologique de la loi LOM
Réduction des émissions
L’un des objectifs fondamentaux de la LOM est de réduire les émissions de gaz à effet de serre. En imposant l’intégration de véhicules à faibles émissions dans les flottes d’entreprises et en promouvant des alternatives de transport, la loi vise à diminuer l’empreinte carbone du secteur des transports.
Effets sur la biodiversité
En réduisant la pollution atmosphérique et sonore, la loi contribue également à la protection de la biodiversité. Les Zones à Faibles Émissions (ZFE) instaurées par la loi visent à créer des environnements urbains plus sains pour les habitants et la faune locale.
La loi LOM offre aussi des bénéfices significatifs pour les entreprises qui s’engagent dans cette voie, en plus de respecter des obligations légales.
Avantages de la loi LOM pour les entreprises
Économies financières
La transformation vers une mobilité durable peut également engendrer des économies. Les entreprises qui optent pour des véhicules à faibles émissions peuvent bénéficier de réductions fiscales et d’aides financières. De plus, la mise en place de plans de mobilité peut réduire les coûts liés aux transports de leurs employés.
Image de marque
En s’alignant sur les objectifs environnementaux, les entreprises améliorent également leur image de marque. Cela peut renforcer la fidélité des clients et attirer de nouveaux partenaires commerciaux soucieux de durabilité.
Il ne faut cependant pas négliger les conséquences en cas de non-respect des obligations légales imposées par la loi LOM.
Sanctions en cas de non-conformité avec la loi LOM
Amendes et pénalités
Les entreprises qui ne respectent pas les obligations de la loi LOM s’exposent à des amendes et à d’autres sanctions financières. Ces pénalités sont conçues pour inciter les entreprises à se conformer aux nouvelles règles et à adopter des pratiques plus durables.
Impact légal et réputationnel
En plus des amendes financières, la non-conformité peut entraîner des conséquences sur la réputation de l’entreprise. Les consommateurs et les partenaires commerciaux peuvent être dissuadés de s’associer à des entreprises qui négligent leurs responsabilités environnementales.
La loi LOM représente un ensemble de mesures ambitieuses destinées à transformer profondément la mobilité en France. Les entreprises, grandes et petites, doivent s’adapter à ces nouvelles normes de durabilité pour rester compétitives et responsables.
La loi LOM impose un cadre réglementaire destiné à transformer les habitudes de mobilité en France, avec des implications importantes pour les entreprises et les collectivités. En favorisant des transports plus durables, elle vise à réduire l’empreinte écologique tout en modernisant les infrastructures. Les entreprises, bien qu’elles doivent se conformer à de nouvelles obligations, peuvent également en tirer des bénéfices économiques et réputationnels. Les amendes pour non-conformité soulignent l’importance de cette transition vers une mobilité plus respectueuse de l’environnement.






